Fenêtre sur Cour

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LA POESIE DANS LE METRO EN PANNE

Il y a de la poésie dans le métro. Francophone cette année. Il est certain que la disposition des vers d’un Abdellatif Laabi est plus réjouissante à l’œil que les phrases succinctes qui font légende aux affiches publicitaires. « Poèmes tombés du train » dit le texte de Laabi. Choix de circonstance, assurément, mais dont le caractère typographique trop sage empêche spontanément qu’on aille le secourir. Il faut avoir soi-même une solide accoutumance à la page écrite pour aller voir de plus près le graphisme un peu maigre de ces petites échelles versifiées perdues au milieu du gigantisme des réclames. Sollicités en leur temps, Apollinaire eût manié l’affichage poétique autrement et Cendrars proposé ses sonnets « OpOetic » dénaturés, composés en 1916. Il n’est pas sûr que nous avancions beaucoup dans le train-train poétique, par comparaison.

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H5N1, coulé !

« Fenêtre sur Cour » paru dans Aujourd’hui Poème numéro de la rentrée en Avril 2006

Allons-nous devoir apprendre à jouer à la « bataille virale » ? La manière dont le code scientifique désignant la grippe aviaire se répand depuis quelque temps dans nos journaux nous transforme à notre insu en protagonistes d’un combat tout à la fois épique et puéril.

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DIEU ET LE RIRE

Fenêtre sur Cour » paru dans Aujourd’hui Poème numéro de mars 2006

Bien sûr, vous voyez tout de suite de quoi je veux parler. Or justement, je n’en parlerai pas. Pas directement tout au moins. Il n’y a plus rien à dire lorsque les positions des uns et des autres nourrissent un tel brouhaha. Avant la guerre des civilisations, il y a la guerre des paroles. Or nous sommes manifestement entrés aujourd’hui dans une phase de phrases armées. S’il y a le moindre espoir de les désarmer, c’est en changeant de terrain.

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PARIS, LONDRES, OLYMPIE

« Fenêtre sur Cour » paru dans Aujourd’hui Poème numéro de la rentrée en Septembre 2005

La succession d’évènements ayant touché Londres, au début du mois de Juillet 2005, aura eu la pureté d’une tragédie grecque. Le mot « pureté » pourra certes paraître osé. Voire totalement déplacé. Mais l’émotion soulevée par les attentats et amplifiée par les médias, a eu le temps de s’exprimer. De s’épuiser. L’événement a pris place dans la distance. Or pour éminemment politique qu’elle soit, sa signification est d’abord dramatique.

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