Fenêtre sur Cour

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Découvrez le webdocumentaire « Ancrages – passage »

Découvrez le webdocumentaire « Ancrages – passage »

Venez nombreux le mardi 9 mai prochain à 16h à Amiens pour la présentation publique du webdocumentaire « Ancrages – Passages » à laquelle je participerai

Découvrez le documentaire en suivant ce lien :
http://canalnord.org/ancrages-passages/

Quel rapport les écrivains entretiennent-ils au paysage picard ? Comment une œuvre littéraire réinvente-t-elle la géographie d’un territoire ? C’est l’enquête que des chercheurs du CERCLL (Université de Picardie Jules Verne) ont menée en collaboration avec des spécialistes de divers horizons à travers ce webdocumentaire en réponse à l’appel « Production et partage des savoirs picards » lancé par le Conseil Régional fin 2015. C’était l’occasion de rendre compte de la richesse culturelle de la région, de la diversité de ses paysages et de leur appropriation littéraire. Cités médiévale et ouvrière, façades maritimes, champs de bataille… : autant d’espaces revisités par des écrivains, poètes ou romanciers, qui ont chacun développé des attaches singulières, passionnées, à la Picardie, terre d’ancrage ou de passage, aux frontières toujours mouvantes. Ce webdocumentaire propose deux voies d’exploration – les noms de lieux sur la carte régionale, les noms des écrivains – pour suivre ces différentes façons de s’inscrire dans le paysage picard.

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Parution …

Parution …

L’indiscipline de l’eau

Mes très chers amis, permettez-moi de vous annoncer la parution dans la collection Poésie/Gallimard, n°508, de mon anthologie « L’indiscipline de l’eau ». Ce livre nouveau réunit, dans un ordre singulier, une sélection personnelle des poèmes que je considère avoir passé l’épreuve de l’oralité. Le livre sera présent dans toutes les bonnes librairies françaises dès ce jeudi 7 janvier, au prix de 7 euros 90. Merci à vous de lui faire bon accueil et d’accepter, ce faisant, tous mes vœux pour 2016.

Jacques Darras
En savoir plus sur le site de Gallimard

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La Bibliothèque d’Abbeville inaugure la nouvelle médiathèque Jacques Darras

La Bibliothèque d’Abbeville inaugure la nouvelle médiathèque Jacques Darras

La médiathèque Jacques Darras (ancienne bibliothèque annexe) située dans la galerie marchande d’Hyper U a été inaugurée le 12 octobre dernier par le maire Nicolas Dumont en compagnie du poète picard.

La Bibliothèque d’Abbeville inaugure la nouvelle médiathèque Jacques Darras

Source : CR2L

Lundi soir à Abbeville se tenait l’inauguration de la Médiathèque Jacques Darras située dans la galerie marchande du Centre Commercial Hyper U.

En compagnie de Nicolas Dumont, maire d’Abbeville, Hélène Hochart, directrice des bibliothèques d’Abbeville accompagnée de toute son équipe de bibliothécaires, Jacques Darras, poète, traducteur et essayiste natif de Picardie, a inauguré cette nouvelle bibliothèque qui remplace désormais l’ancienne annexe.

Située dans le Centre Commercial depuis 1985, l’ancienne bibliothèque annexe avait d’ores et déjà conquis son public avec plus de 1000 usagers, leur offrant accès un accès aux collections, des lectures et des rencontres régulières.

Cependant, les locaux devenus vétustes devaient être réhabilités et l’espace repensé en regard des nouvelles pratiques des usagers.
Après plusieurs mois de travaux, la nouvelle médiathèque propose aujourd’hui des espaces conviviaux, agréables et lumineux pour petits et grands.

Idéalement située à l’entrée du centre commercial, la médiathèque Jacques Darras s’inscrit dans une démarche d’accès à la culture du plus grand nombre et en proximité des publics. Gratuite pour tous, l’inscription donne le droit à l’emprunt de plus de 15 000 documents adultes, CD, DVD, revues, livres.

Les publics jeunes et adolescents n’ont pas été oubliés, des espaces confortables leur sont dédiés et des installations informatiques permettent l’accès à internet et au wifi gratuit faisant face à la diversification des usages des publics. Véritable enjeu d’une bibliothèque du XXIe, l’accès aux ressources numériques ne doit pas pour autant prendre le pas sur le catalogue et les collections, elle doit rester ce lieu de diffusion de la connaissance et du savoir, attractif et accessible à tous.
Dans cette perspective, un espace dédié à Jacques Darras et à la poésie contemporaine a été imaginé offrant aux usagers une porte d’entrée pour découvrir ce genre contemporain méconnu.

C’est bien là toute la réussite de la Médiathèque Jacques Darras d’Abbeville qui réussit le pari de rendre une bibliothèque attractive tout en proposant un programme éditorial exigeant.

Félicitations à toute l’équipe de la bibliothèque qui peut reprendre possession des lieux.

La médiathèque Jacques Darras inaugurée

Source : le journal d’Abbeville


L’ancienne bibliothèque annexe dans la galerie marchande d’Hyper U est devenue la médiathèque Jacques Darras inaugurée hier soir.

La médiathèque Jacques Darras (ancienne bibliothèque annexe) située dans la galerie marchande d’Hyper U a été inaugurée hier soir par le maire Nicolas Dumont en compagnie du poète picard.“Notre volonté reste de permettre à tous les Abbevillois d’avoir accès à la culture quelque soit l’endroit où ils demeurent. Et cette médiathèque a ce rôle de lieu de culture de proximité” a fait savoir le maire abbevillois.Jacques Darras, lors de son discours-poème en présence d’un public nombreux, a remercié la municipalité pour cet hommage en affirmant : “Né en 1939, j’ai comme premier souvenirs d’Abbeville ces images de maisons éventrées… Pour moi, Abbeville est construite sur l’eau, un élément auquel je suis très attaché. Je suis Picard certes mais Picard maritime. Vous m’avez choisi comme figure de proue, merci. J’entends participer à vos côtés à la manœuvre”.15 000 documents sont empruntables dans ce lieu : livres pour enfants, adultes, ados, CD, DVD, revues; livres. La médiathèque donne gratuitement accès au wifi et à la consultation d’internet sur poste fixe.
yanndefacque
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Nouvelles parutions …

Nouvelles parutions …

Dernières parutions :

Blaise Pascal et moi dans la voie lactée

(Le Castor Astral, collection « Les passeurs d’Inuits », 2015)

Ces poèmes jazzés pour la voix inaugurent une nouvelle séquence intitulée « Oiseuses », sur le modèle des divagations rêveuses inventées par Philippe de Beaumanoir au XIIIème siècle. Ce sont des réflexions rapides, notations ou réactions du poète à l’actualité du monde. Ironiques ou graves, elles empruntes la voie d’un rythme dansé, chanté et syncopé.

Lire l’article publié sur Sitaudis « Jacques Darras, l’arpenteur du Nord » par Rony Demaeseneer

Découvrez la note de lecture d’Isabelle Lévesque sur Poezibao

Lire l’article du blog des Découvreurs

La Transfiguration d’Anvers

(Arfuyen, 2015)

Maintenons-nous au nord. Là où la pensée philosophique moderne semble avoir trouvé son climat – clarté et résonance – mieux qu’ailleurs. Dans la proximité des polisseurs de lentilles, avec Spinoza à La Haye. Dans la montée vers le discernement des lumières avec Leibniz à Hanovre, Kant à Königsberg. Je ne monte, quant à moi, pas plus haut qu’Anvers. J’y suis à l’hiver de 2005, gardant présente au souvenir cette nuit du 31 décembre, dite Sainte-Sylvestre, où la neige vient de s’abattre sur la ville de l’Escaut. Une épaisse floconnerie moulue par toutes les meules du Nord croule sur nos épaules, nos cheveux, nos paupières.

 

Lire l’article publié sur Sitaudis « Jacques Darras, l’arpenteur du Nord » par Rony Demaeseneer

Lire l’entretien publié sur Poézibao à propos de La Transfiguration d’Anvers

Lire l’article sur le blog de Jean-Paul Louis sur le poète Pierre-Jean Jouve

Lire l’article « Jacques Darras et le poème, ce « bon conducteur de réel » par Patrice Beray sur le blog Médiapart

 

 

Brueghel, les yeux ouverts

(Créaphis Edition, collection la Rouge, 2015)

 
Le premier, Brueghel a su distendre et différencier les temps à même l’espace, le premier à nous mettre en garde contre la naturalisation mécanique de l’homme en flux, le premier à nous avertir des foules militaires meurtrières. Comment lutter contre l’indifférence vis-à-vis de l’autre, s’interroge-t-il, et en même temps rejoindre la grande collectivité que nous formons sans nous dénaturer ni nous désintégrer. L’homme juste, l’équilibre, voilà le travail d’humaniste auquel le peintre s’applique dans une folle course à la création qui durera dix ans, entre Anvers et Bruxelles. Cela demande, au-delà de la fascination que nous avons pour ses tableaux, ses toiles, la nuances de ses chromatismes, une constante et lente médiation. Penser avex Brueghel, c’est passer par toutes les saisons de la réalité. Circulairement. Révolutionnairement.
 

Lire l’article publié sur Sitaudis « Jacques Darras, l’arpenteur du Nord » par Rony Demaeseneer

Parus dans la nouvelle collection « Les Passeurs d’Inuits », 

éditions Castor Astral

Eavan Boland

Une femme sans pays

traduit de l’anglais par Martine De Clercq

(Le Castor Astral, collection « Les Passeurs d’Inuits », 2015)

Prendre la parole dans un pays comme l’Irlande, retrouver sa place dans une tradition poétique majoritairement masculine n’allait pas de soi. C’est ce parcours passionné et paradoxal que retrace ce choix de poèmes publiés entre 1974 et 2014.

La rencontre de la poésie de Sylvia Plath ainsi que son suicide en 1963 montrent très tôt à Eavan Boland la nécessité de sortir de l’impasse de la dichotomie entre la femme et le poète. Se délivrant du carcan classique, elle laisse éclater sa révolte en tirades surréalistes abordant les sujets féminins réprimés, exaltant la maternité. La fréquentation des féministes américaines lui permet d’élargir et de libérer son registre. Iconoclaste, elle s’en prend aux images de la nation irlandaise et démythifie, démystifie le féminin afin de « sortir du mythe pour entrer dans l’histoire ». La quête d’identité de la nation et celle de la femme se rejoignent. La poésie d’Eavan Boland est à la fois irlandais et universelle puisque, comme l’indique le titre du livre inspiré d’une citation de Virginia Wool, une femme est par définition « sans pays ».

Ulrike Draesner

Reste d’hirondelle

traduit de l’allemand par Jean Portante

(Le Castor Astral, collection « Les passeurs d’Inuits », 2015)

Ulrike Draesner dramatise la langue allemande. En la distordant, la pliant et la dépliant. En la battant comme on bat un fer chaud, en lui faisant vomir les entrailles, saigner les plaies, lui mettant le couteau sous la gorge, le scalpel sur la peau. Mais aussi en la caressant, dans et contre le sens du poil. Parfois affleure le dialectal, le bavarois, qui donne le mot que l’allemand ne possède pas. Il y a en même temps entrelacs : les mots de la science, de la médecine, de la biothechnologie aussi, sont décortiqués avant d’être mis au contact avec ceux du corps. L’être retrouve ainsi son unité que la perception du quotidien a tendance à lui dérober. S’y ajoute le détour par l’enfance, avec le babil qui, parce qu’il est le royaume des lettres manquantes, nous réapprend à lire les mots comme si nous les percevions pour la première fois.

 

 

 

 

 

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Nouvelle parution : Je sors enfin du Bois de la Gruerie

Nouvelle parution : Je sors enfin du Bois de la Gruerie

 

Je sors enfin du bois de la Gruerie (Arfuyen) sera disponible en librairie à partir du 20 mars 2014

Une conférence-lecture sera donnée à Strasbourg le même jour à la médiathèque André Malraux à 17h

Vous pouvez consulter le site de l’éditeur en cliquant ici

 

Vos souvenirs deviennent mes souvenirs mémoire
unanime anonyme.
Vous moi entrons dans les allées d’un vaste cimetière
nécropole.
Appelez-le roman familial ou national.
J’arrive de mon côté avec l’outil-poème, il est tard, je suis
jardinier des vides.
Je mesure les intervalles.
Il m’aura d’abord fallu vivre ma propre vie, accompagner
mon père jusqu’au bout de la sienne.
Il m’aura fallu attendre la nuit pour lire au livre entr’ouvert
de ma propre lignée.
Dans les vides.

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Avis aux libraires

Avis aux libraires

Les éditions du Cri à Bruxelles étant en liquidation, les exemplaires de ce livre sont désormais disponibles seulement chez l’auteur, en utilisant le formulaire de contact ici. Pour les autres livres aux mêmes éditions, nous communiquerons bientôt ici les informations utiles

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A lire …l’article de Pierre Ducrozet pour IF VERSO

A lire …l’article de Pierre Ducrozet pour IF VERSO

Pour lire  l’article complet de Pierre Ducrozet sur le site IF VERSO, cliquez sur l’image ci-dessous

 

 

 

Il fallait du cran pour s’attaquer à l’un des sommets de la littérature universelle, les Sonnets de Shakespeare, et justement, du cran, Jacques Darras en a. Il fallait du talent surtout, de la grâce, et aucun doute là-dessus non plus, car cela sonne à chaque page, chaque vers, or la tâche était particulièrement ardue pour plusieurs raisons : « J’ai essayé de respecter le rythme et le mécanisme de la rime, nous explique-t-il, le respect de la phrase musicale dans son accouplement au discours logique - mais comment faire ? Si l’on respecte le décasyllabe, il faut raboter une grande partie du vers. Et le français prend trop de temps là où l’anglais de Shakespeare élude. Or il faut que le temps pris par la sémantique ne perde jamais contact avec le tempo. Donc l’alexandrin s’impose, et la rime devient secondaire. On compense, pour arriver à faire passer cette musicalité, avec des rimes internes aux vers. Restent les images, baroques, essentielles. Le point de gravité autour duquel s’enroule et s’articule chaque poème est justement une image. Le sonnet est un corps qu’il faut palper pour trouver ce qui fait son alchimie, son équilibre. » Le résultat est saisissant. De la grande musique. Si Jacques Darras se démarque d’Yves Bonnefoy, William Cliff et de Frédéric Boyer qui se sont eux aussi récemment attaqués à la même montagne, c’est pour cette même question du rythme, que Darras place au centre de son travail de traducteur et de poète, deux chemins qu’il n’a « jamais séparés, en aucune manière. Ma motivation est d’explorer la poésie d’expression anglaise dans la perspective de l’écriture française. Mon « royaume littéraire », je l’ai trouvé dans la langue anglaise. Je suis un poète qui écrit l’anglais en français. J’ai trouvé dans la poésie américaine le dynamisme, le mouvement et l’oralité, qui ne sont certainement pas les qualités de la poésie française contemporaine. Et dans la poésie anglaise, j’ai trouvé une forte prégnance des landes, ces pays sauvages dont je ne comprends pas qu’ils ne figurent pas dans la poésie française. J’ai traduit par exemple Ted Hughes, le poète du Yorkshire, en me disant : pourquoi n’avons-nous pas de poète auvergnat, de poète des causses, de chantre du Cantal ? Je me suis donc retrouvé au confluent des poésies américaine et anglaise. Mes traductions sont mes auxiliaires de poésie. »

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Les Sonnets

Les Sonnets

William Shakespeare. Les Sonnets. Traduction Jacques Darras (Grasset)

C’est un monument ; l’une des quelques merveilles absolues du patrimoine littéraire de l’humanité. Les 154 Sonnets de William Shakespeare sont peut-être moins connus que les grandes œuvres dramaturgiques du barde de Stratford, Hamlet, Macbeth, Othello et consorts, mais ils n’ont cessé, depuis quatre cents ans, d’ensorceler les lecteurs et de passionner la critique, à la fois par leur beauté, expression suprême de l’art poétique élisabéthain, et par leur impénétrable mystère.

Car ces sonnets, s’ils participent pleinement à la légende de l’œuvre shakespearienne, en sont aussi l’une des énigmes. À qui s’adressent ces bouleversants poèmes d’amour, tour à tour ode à la procréation, hymne érotique et cri de rage jalouse ? Qui est ce mystérieux « W.H. » à qui le recueil est dédié ? Qui, enfin, est le « William Shakespeare » qui parle ici et semble, au crépuscule de sa vie théâtrale, tomber le masque pour mettre son cœur à nu ?

Après avoir redonné vie et vigueur à l’œuvre de Malcolm Lowry et à celle de Walt Whitman, Jacques Darras nous offre ces Sonnets comme on ne les avait jamais lus – ou, faudrait-il dire plutôt, comme on ne les avait jamais entendus. Car tout l’enjeu de cette nouvelle traduction est de nous faire entendre la musique, proprement inouïe, des vers de Shakespeare : une symphonie baroque, échevelée, d’une audace contemporaine et d’une splendeur inépuisable.

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Le 24 septembre 2012

Le 24 septembre 2012

La mer est le bruit de notre respiration magnifié
La mer nous disposons de réserves d’air inépuisables
La mer nous aurons des transfusions d’iode s’il le faut
La mer j’aimerais mourir devant une fenêtre ouverte sur le large
La mer m’emporterait petite barque disparaissant à moi-même
La mer le grand reflux final aurait commencé
La mer au-revoir mes pores au-revoir ma peau au-revoir poème
La mer je vous abandonne mon sac gluant de méduse sur le sable
La mer mon gigantesque corps pulmonaire extérieur
La mer ma respiration mentale ma respiration abdominale
La mer oui mais pourquoi me greffer cette image médicale de la
mer
La mer pourquoi me vouer à l’existence hospitalière de moi-même
La mer je change d’école la récréation recommence
La mer nous pianotons de nos doigts la peau d’un ballon gonflé
La mer nous volleyons l’air nous lui rendons gifle pour gifle
La mer nous plongeons vers d’imaginaires poteaux de but
La mer nous sommes en forme adolescente
La mer j’aspire au bleu du ciel le violet de la mer me recueille
La mer ma pesanteur est presque nulle je ne vivrai plus ailleurs
La mer le monde est mon lit pour lampe de chevet le soleil
La mer pourquoi ne poissonnerions-nous pas à longueur de
journée
La mer pécher le péché de culpabilité n’est pas possible dans l’eau
La mer tous les pécheurs en file indienne derrière Jésus chef de
nage
La mer baptême natatoire instantané
La mer pour le Christianisme nous préférerons la Baltique
La mer avez-vous passé votre brevet de sauveté
La mer j’attendrai face à la fenêtre l’âme tranquille
La mer je ne suis pas pressé les marées m’amusent
La mer je veux encore user de quelques jusants
La mer le Musagète même âgé garde pour lui l’usage des Muses

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