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8 au 10 octobre 2010 Marathon des mots de Bruxelles 2010

Le Marathon des Mots de Bruxelles, dont j’assure désormais la présidence, se tiendra du 8 au 10 octobre 2010. Le programme est disponible à cette adresse : http://www.i-waw.com/

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A CIEL OUVERT

A CIEL OUVERT

À CIEL OUVERT
 aux éditions La Passe du Vent

« …Il est rare qu’une amitié persévère dans le temps. Quand cette amitié a pour source et pour mobile la poésie, on est quasiment devant un miracle. Nous nous connaissons Yvon et moi depuis près de quinze ans. Depuis les premières éditions du Festival des Étonnants Voyageurs de Saint-Malo. Son créateur le romancier Michel le Bris, grand amateur de littérature anglo-saxonne, avait signalé à son ami Yvon ma traduction des Feuilles d’Herbede Walt Whitman. Yvon m’invita à Lannion. C’était une nuit d’hiver, à la bibliothèque municipale. Je m’attendais à ne rencontrer aucun auditeur, tant il faisait sombre et froid. Il y eut une assistance de cinquante personnes chaleureuses et cultivées. Autre miracle… » (JD)

 

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TRANSPORTS IDENTITAIRES DES DEUX COTES DE L’ATLANTIQUE

Voici deux ouvrages ayant en commun la longueur. Celui de Martin Rueff fait 459 pages, celui de Jérome Rothenberg 928. Précisons que cet avertissement vise à tremper plutôt qu’à tempérer l’enthousiasme du lecteur. À quoi l’on ajoutera que l’anthologie Rothenberg demande, pour être appréciée, une bonne connaissance de l’anglais, l’essai de Martin Rueff une maîtrise approfondie de la philosophie. Affirmons enfin que quiconque ne se sentira pas rebuté par un tel préambule, tirera un plaisir égal aux deux lectures.

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La Conjugaison des places amoureuses

La Conjugaison des places amoureuses

« Plus au Nord, dans une ville au-delà la frontière, existe une célèbre place au sol descendant de manière accentuée en sens oblique sans qu’aucne rivière, du côté latéral le plus incliné, commande ou justifie une telle inclinaison. C’est la folie de la communauté seule qui est responsable de cette disposition. Ici les pignons sont coiffés d’or peint à même les moulures ou sculptés en forme d’animaux tels que cygne ou chevaux ailés emportant quelque empereur à la conquête chimérique des nuages. Vue d’au-dessus, la société d’en bas, c’est-à-dire la foule sur la place, faite de touristes des quatre coins du globe déambulant au milieu des bouquets de fleurs, glaïeuls ou chrysanthèmes, ainsi que de coulons roucoulant dans leurs cages, l’œil arrondi en forme de rêve, a, en vérité, la tête en bas, cependant que son image corrigée dans le droit sens de la hauteur se promène dans la proximité des cimes, dans un hétéroclite jardin composé d’un mobilier de vasques, de vases et de statues de déesses florales ou vertumnales, pesamment immortalisées dans le marbre. Si l’on ajoute que devant telle balustrade entourant le perron de l’ancien Hôtel qui fut construit, face à la Maison Communale, par les très extravagants Grands Ducs d’Occident, rivalisant en folie et en largesse avec les bourgeois des corporations, eurent lieu directement à l’épée quelques décapitations fameuses comme celle du comte d’Egmont, on comprendra que la tête, au milieu d’un tel décor, perde très spontanément sa prééminence dans l’ordre de la hiérarchie statuaire mais aussi bien statutaire pour occuper plusieurs autres postes possibles d’excentricité. Vicerégale déléguée aux colonies lointaines, elle ouvre une vacance dont le reste du corps profite, installant une sorte d’aristocratie désordonnément égalitaire à sa place. Mais derrière cette folie de façades, comment expliquer que la Ghilde des estaminets à bières de soleil ou cafés noirs comme une prophétie, donne le sentiment d’un dilatement et d’un tournoiement de danse où chacun simultanément tiendrait la place du roi? » (extrait)

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LA MAYE RÉFLÉCHIT (La Maye. tome VII)

LA MAYE RÉFLÉCHIT (La Maye. tome VII)

Parution de LA MAYE RÉFLÉCHIT aux éditions Le Cri à Bruxelles (290 pages) Mars 2009

Ce septième tome de la Maye reprend Moi j’aime la Belgique (L’Arbalète/Gallimard 2001) et y ajoute quatre textes inédits.

LA MAYE RÉFLÉCHIT reprend le cours du long poème en plusieurs Cantos publiés par l’auteur depuis 1988. Il constitue le Tome VII d’un travail dont tous les tomes comprennent dans leur titre le nom de la petite rivière Maye, ultime affluent de la Somme aux portes de la Manche. Outre « Moi j’aime la Belgique ! » paru en 2001 dans la collection l’Arbalète/Gallimard et publié ici sous une forme remaniée, le livre comprend quatre textes inédits qui sont « Brève méditation sur le nom de Maastricht ou comment nous eûmes toujours mal au front en Picardie » ; « René Descartes avec Héléna Jans dans la Frise » (Helena Jans, la servante néerlandaise de Deventer avec laquelle le philosophe eut une fille) ;  » Éloge du pain d’épices et autres douceurs » ; « Huit réfléchissements de la Maye » (textes en prose). La notion de réfléchissement vient se substituer plus modestement à celle de réflexion. Le jeu de la lumière et de l’eau constitue le thème de ce « vitrail » maritime de la Maye. Deux dessins de l’auteur, un pastel et une gouache, illustrent la couverture.

 

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les îles gardent l’horizon

les îles gardent l’horizon

Marches poétiques dans la littérature de langue anglaise aux éditions Hermann

 « Sans prétendre à l’exhaustivité impossible, mais avec une précision et une clarté rare, Jacques Darras nous fait découvrir les contrées inconnues des littératures anglaises, écossaises, américaines. L’ouvrage se présente comme un parcours dont les guides sont des écrivains, surtout des poètes, parfois méconnus, que l’auteur choisi d’aborder comme des îles, des îlots. On en arpente les phrases, les vers et les textes à marches enthousiastes. ils ont pour nom Bunting, Hughes, Heaney, Larkin, Jones, MacDiarmid, MacLean, Pound, Williams, Olson, Zukofsky, etc.

Cette diaspora poétique, patiemment réunie au fil des ans par l’auteur, dessine aujourd’hui les contours d’un monde neuf. Une sorte d’Atlantide émergée de la mer. Un seuil entre l’Amérique et l’Europe. Une extension soudaine de notre sensibilité. »

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HAINE DE LA LITTÉRATURE

L’animateur des « Matins de France-Culture » se confie dans un récent supplément du journal « Le Monde ». Il fut pour commencer un étudiant de la filière Lettres d’une École Normale Supérieure. Laquelle ? Celle qu’on appelait naguère Saint-Cloud, du nom de la banlieue parisienne où elle était située, pour quoi ses élèves portaient le sobriquet de « cloutards ». La délocalisation de cette école à Lyon, réussie par le député et maire Raymond Barre effaça, comme par une opération du Saint Esprit, le stigmate banlieusard parisien de ses écoliers. Lesquels devinrent à leurs propres yeux comme à ceux des autres de simples et purs Normaliens. Voilà une délocalisation contre laquelle nous n’aurons entendu personne protester !

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LA POESIE DANS LE METRO EN PANNE

Il y a de la poésie dans le métro. Francophone cette année. Il est certain que la disposition des vers d’un Abdellatif Laabi est plus réjouissante à l’œil que les phrases succinctes qui font légende aux affiches publicitaires. « Poèmes tombés du train » dit le texte de Laabi. Choix de circonstance, assurément, mais dont le caractère typographique trop sage empêche spontanément qu’on aille le secourir. Il faut avoir soi-même une solide accoutumance à la page écrite pour aller voir de plus près le graphisme un peu maigre de ces petites échelles versifiées perdues au milieu du gigantisme des réclames. Sollicités en leur temps, Apollinaire eût manié l’affichage poétique autrement et Cendrars proposé ses sonnets « OpOetic » dénaturés, composés en 1916. Il n’est pas sûr que nous avancions beaucoup dans le train-train poétique, par comparaison.

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H5N1, coulé !

« Fenêtre sur Cour » paru dans Aujourd’hui Poème numéro de la rentrée en Avril 2006

Allons-nous devoir apprendre à jouer à la « bataille virale » ? La manière dont le code scientifique désignant la grippe aviaire se répand depuis quelque temps dans nos journaux nous transforme à notre insu en protagonistes d’un combat tout à la fois épique et puéril.

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Nous ne sommes pas fait pour la mort

Nous ne sommes pas fait pour la mort

Parution le 14 Mars 2006 dans la collection l’autre pensée aux éditions Stock.

Je sais que je vais mourir. J’espère « savoir » mourir. Je ne sais pas ce qu’est la mort. La mort n’est pas de l’ordre du savoir mais de la spéculation, nourrie par une épreuve chaque fois unique, chaque fois répétée. « Après la première mort il n’y en a plus d’autre », lance le poète Dylan Thomas. Mes poètes – anglais, surtout – n’ont pas peur de la familiarité avec la mort. Mais que peut-on espérer des philosophes comme Heidegger qui nous clouent désespérément à l’horizon de notre propre mortalité ? Pour la première fois depuis des siècles, nous vivons dans une non représentation de la mort. Par scepticisme, athéisme, matérialisme ou « modernisme » affichés. Combien de temps croyons-nous pouvoir encore tenir dans un tel désert ? Ne plus imaginer la mort c’est accepter, de fait, la mort de l’imagination. C’est mourir à la vie de notre vivant. La question adressée par ce livre à la philosophie, à la religion et à l’art est une affirmation joyeuse du rôle dévolu à la poésie en temps de détresse.

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